Compte-rendu de l’Assemblée commune du 14 janvier 2022

Présents : Alain, André, Annick, Cyril, Danielle, Eliane, Jean, Jeanine, Michel, Pierre, Sylvie.

Excusés : Jean Marchillé, Daniel Vergnaud.

L’ordre du jour porte sur plusieurs questions (comment se rendre plus visible et améliorer notre fonctionnement, comment faire vivre le site, quelle position adopter face à Se Fédérer).

Comment se rendre plus visible ?

Janine met l’accent sur ce que nous sommes et ce que nous devrions être, des promoteurs de réformes révolutionnaires. On en est trop loin, sauf pour le collectif médicament-santé. C’est pourtant ce qui nous diffère des autres. Au-delà de l’anticapitalisme, partagé par beaucoup, ce n’est pas le manifeste en tant que tel qui nous caractérise mais l’apport spécifique de nos actions concrètes. Seules elles peuvent nous rendre visibles.

Sylvie demande quelles actions sont engagées à ce jour.

Janine voit d’une part les initiatives autour de la Sécurité sociale alimentaire (et Réseau Salariat), celle autour du droit de préemption sur les entreprises, celle sur les centres de santé associatifs (avec l’expérience menée à Sarlat)…

Sylvie fait le point sur son collectif (en formation) sur le droit de préemption. Une pétition au départ du PCF. Le but est de faire monter la conscience sur cette question et de reprendre le projet de loi déjà lancé, avec des syndicalistes et des élus, l’ordre des notaires, des universitaires, etc. Un projet de loi déjà très élaboré mais qu’il fallait mettre à jour. Finacoop et Légicop sont également engagés. Des gens de SCIC et de SCOP y participent également (dont SCOP-TI, Coopaname, La Belle Aude). Créer des collectifs locaux un peu partout. Supélec et Centrale avec son bureau ESS intégrant des étudiants et des enseignants. Le travail se fait sur la loi et sur le financement de la loi. Travail aussi sur les tribunaux de commerce et leurs décisions…

Janine explique pourquoi on peut la qualifier de réforme révolutionnaire. Il s’agit de faire avancer l’idée que les travailleurs (les usagers et les collectivités locales) dans le cas des SCIC, ont le droit de s’approprier leur entreprise. Dans le cas de fermeture d’entreprise c’est une première partie de cette lutte mais on peut faire avancer cette idée, jusqu’à cela devienne « dans l’air du temps », incontournable. 

Jean précise que cette initiative demandera un processus législatif et donc une majorité circonstancielle (ou non), sans quoi le projet de loi ne passera pas… La question-clé est celle de l’hégémonie acquise et des rapports de force ainsi établis. C’est également le cas pour les brevets où le rapport de forces est nettement plus favorable et pourtant cela n’avance pas.

Pour Janine, les deux exemples ne sont pas comparables. L’implication citoyenne est bien plus présente avec le droit de préemption et autorise des réalisations partielles. Pour les brevets, ce n’est pas, pour elle, une réforme révolutionnaire…

Sylvie ajoute que l’objectif n’est pas de faire passer la loi mais de faire monter la prise de conscience. L’objectif est donc beaucoup facile à atteindre et il n’y a pas besoin de la loi pour déclencher ce processus. Le fait doit précéder la loi.

Pour Cyril, la spécificité d’IC est largement encore à établir du fait de notre faible activité. Il y a une triple spécificité, spécificité de visée communiste marxienne, spécificité de stratégie encore virtuelle et une spécificité d’organisation. Pour lui, les réformes révolutionnaires ne sont qu’un aspect de ces spécificités. Comment se définit une réforme révolutionnaire ? Elle doit s’inscrire dans le cadre d’une appropriation directe du pouvoir social. En ce sens, par cette appropriation, on sort de la seule répartition des richesses. Le droit de préemption, le travail de Bernard Friot s’inscrivent dans cette optique. Mais la formation sécurité emploi ne l’est pas. Mais tout doit s’inscrire dans des logiques hégémoniques avec des collectifs de centaines de personnes qui tirent tout le monde. A quoi sert donc IC. ? Créer des collectifs ad hoc s’avère très compliqué. Rôle de médiation et de synergie ?

Sylvie propose aussi de travailler avec ceux qui cherchent à construire une sécurité sociale de l’alimentation.

Pierre en fait partie et est prêt à en parler.

Jean voit dans les réformes révolutionnaires plutôt la promotion concrète de rapports communistes qui prennent forme au sein même du capitalisme. L’essor de ces rapports rend possible une progressive appropriation ou réappropriation et constitue de fait un début de subversion du capitalisme dominant.  

Janine verrait se concentrer I.C. sur ces deux projets « révolutionnaires ». Vu nos forces. Le droit de préemption, les centres de santé.

Cyril souhaiterait lister toutes les initiatives collectives correspondant à nos objectifs. Réseau salariat, sécurité sociale de l’alimentation devraient être associées à nos démarches afin de rapprocher toutes ces initiatives et favoriser une synergie.

Pierre, de Réseau Salariat, est là pour représenter ces initiatives.

Jean rappelle aussi la bataille menée par le collectif Médicament-Santé autour de la constitution d’un centre coopératif de fabrication d’un médicament à Romainville, qui vient d’intégrer un autre collectif travaillant sur le même sujet.

Cyril pense qu’il faut faire stratégie autrement. Transformation révolutionnaire directe. Faire la liste de toutes les initiatives qui vont dans ce sens là. Et chercher à travailler ensemble. Il faut garder comme visée une organisation nouvelle par la mise en connexion de toutes les initiatives engagées.

Janine fait remarquer qu’ils ne nous ont pas attendus. Sur quelle base on pourrait prétendre à travailler à des synergies. C’est aussi l’objectif de « Se Fédérer ».

Jean demande à Réseau salariat. Est-ce possible ?

Pierre. Sur la base de faire le communisme par le communisme. Une orientation communiste est absolument nécessaire… Toute orientation social-démocrate est à rejeter… Dans ces conditions, oui, on peut venir assister et travailler avec Réseau Salariat.

Sylvie se pose la question du rapport à Se Fédérer. Est-ce la même chose que ce que veut Cyril ?

Annick revient sur l’initiative du groupe Médicament-Santé. Notamment sur le travail autour de Romainville. Bâtir un modèle crédible de fabrication d’un médicament  sur la base d’une coopérative à but non lucratif. C’est une initiative qui mériterait un travail plus collectif de tout IC.

Alain trouve intéressante la proposition de Cyril.

Jean pense que les deux propositions ne sont pas contradictoires. Mais il faudrait commencer par être plus visible. Le site devrait être mieux utilisé. Faire le bilan de toutes nos initiatives.

Cyril revient sur Se Fédérer. Ce n’est pas ce qu’on cherche. Sans impérialisme, on peut proposer à toutes les initiatives qui vont dans le même sens dans la construction de rapports communistes. Comment construire une politique qui permette d‘aller vers le communisme et construire de l’hégémonie communiste. Il faut revendiquer le prédicat communiste. Tisser des liens, se poser de nouvelles questions. Sans opposition avec le reste. Sans donner de leçons.

Pierre propose une participation à Réseau Salariat le 17. Cyril sera présent.

Jean revient sur le site. Comment le relancer ? Il faudrait former quelques-uns à la gestion de ce site.

Pour Janine, webmaster d’un site, la question est surtout l’alimentation d’un site, qui doit être le  reflet de l’activité de l’association.

Éliane constate que son site, Médicament – Bien commun, repose sur des info-lettres. Il y a deux responsables en tout et pour tout.

Annick Lacour estime qu’il y a surtout un problème de liens entre nous. L’information circule mal.  

Janine suggère d’envoyer le compte-rendu des comités d’animation à tout le monde tout simplement par la liste de diffusion, De même que les compte-rendus du collectif Médicament-Santé.

Relevé des décisions prises

Janine et Sylvie annoncent la création d’un collectif « droit de préemption sur les entreprises ».

Cyril propose d’établir une liste de toutes les initiatives « communistes » avec lesquels une ouverture est possible.

Par rapport à Se Fédérer, Janine et Annick continueront à y participer et on se réserve de signer par la suite. Il faut néanmoins y participer en tant qu’IC. On accepte néanmoins de signer l’invitation à participer à la réunion commune, avec l’adresse de notre site.

Pour info, le débat sur le dernier tome posthume de Lucien Sève, qui n’a pu se tenir et qui a été reporté, va malgré tout donner lieu à quatre contributions qui paraîtront dans la revue Contretemps en mars.

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