Les collectifs thématiques sont le moteur de l’activité politique d’IC. Ils peuvent être définis comme des libres associations politiques de personnes, qui, à partir de ce qu’elles vivent, agissent pour reconfigurer les rapports sociaux et les arracher à leurs logiques aliénantes. Dans cette perspective, chaque collectif thématique décide d’investir une dimension particulière de la vie sociale et travaille à la libérer de son emprise capitaliste. Les domaines à investir sont innombrables et relèvent du libre choix de chaque collectif thématique.

COLLECTIF "CADRE DE VIE"

Appel à rejoindre le Collectif IC « Cadre de vie » !

« La
propriété est odieuse dans son principe et meurtrière dans ses effets
(…) Les fruits de la terre sont à tous et la terre est à personne “
Gracchus Babeuf, fin XVIII° siècle. »

Le collectif de travail CADRE DE VIE porte sur l’urbanisme, l’architecture et le paysage, en somme, de la poignée de porte à l’aménagement du  territoire …
Les espaces de la ville, l’habitat, le travail, les services, leurs organisations, les transports et les loisirs en rapport avec le péril écologique et les luttes sociales. Toutes ces approches sont en jeux croisés. Ce texte vise à la création d’un groupe motivé sur ces domaines, dans le cadre de la Charte d’organisation et du Manifeste d’INITIATIVES CAPITALEXIT, dont le chemin pourrait être :

1. DIAGNOSTIC précis
de la réalité sociale de ce domaine d’approche au regard de tous ses
aspects économiques, sociaux, politiques et idéologiques dans leurs
dimensions spatiales et temporelles.

2. Recherche des FUTURS-PRÉSENTS post-capitalistes pour en construire nos pistes d’Actions-Projets visant le droit à la Ville.

3. Agir et TRANSFORMER la réalité sociale à partir des déjà-là :

• Recensement des futurs-présents, échanges d’expériences,

• Propositions politiques,

• Campagnes de terrain,

• Développement d’actions et de vies sociales alternatives. Il y a beaucoup de travail dans ce champ si large, mais si crucial, et ceci est un appel aux militants. En amorce, pour donner du corps, voici quelques mots-clés ou thèmes :

Vous pouvez ajouter, modifier … Nous trierons ensemble.

Municipalisation des sols lucratifs ?

Démocratie coopérative contre la délégation ?

Propriété d’usage ?

Cité linéaire contre la tâche d’huile ?

Les agglo déshabillent les Communes ?

Les plans d’urbanisme contre les droits de propriété ?

Le logement social à la pointe de l’innovation ?

L’habitat auto-géré est-il une issue ?

Les malheurs de la sous-traitance dans le BTP ?

Les temps perdus en transports habitat / emploi ?

Les émancipations écologiques et sociales vont de pair ?

Et encore ?…
Croisons nos avis, enrichissons l’élan !

Renseignez-vous et inscrivez-vous sur le site http://www.capitalexit.org, rejoignez-nous !

Le Collectif IC « Cadre de vie ».

 

COLLECTIF "CULTURE"

Constat

La crise de la Covid-19 a mis en lumière, de manière criante, la fragilité d’une partie des acteurs du secteur dit « culturel » qui a pourtant un poids non négligeable dans le PIB de la France.En premier lieu, elle frappe de plein fouet les artistes, tant dans les secteurs de l’art vivant que de l’art visuel, ainsi qu’un nombre important de diffuseurs. Elle révèle ainsi la précarité de la majorité des artistes, dans un système où par ailleurs, la spéculation sur les œuvres ne semble pas avoir de limite. Si quelques mesures économiques ont été prises par le gouvernement actuel (année blanche pour les intermittents, dédommagements partiels des entreprises culturelles, indemnisation au compte-goutte des artistes- auteurs…) afin de « sauver » ce secteur, elles ne répondent en rien aux problématiques de fonds, qui lui préexistent et qui s’inscrivent dans des conceptions héritées du 19ème siècle.

Notre expérience collective du confinement nous a rappelé qu’au même titre que la santé, l’éducation, le logement et l’alimentation, l’art est un besoin anthropologique essentiel dans quelque société où l’on vive. Il est d’autant plus important de l’affirmer dans une société où l’art est souvent pensé comme un luxe ou, pire, une simple marchandise.

Cette crise, aussi dure soit-elle, peut aussi être une opportunité, un terrain prolifique pour la remise en question du système actuel et imaginer comment l’art sous ses différentes formes, pourraient se fabriquer, se déployer et se diffuser dans une société post- capitaliste.

Nous pensons, que les questions de l’accès à l’art et à la culture, ses modes de production, sa marchandisation, les modes de rémunération (et donc les divers statuts juridiques qui y sont associés) des acteurs de la culture, relèvent d’enjeux de société et donc politique.

Plus largement, la question de la production culturelle touche aussi à la question des médias, aux images qu’elles véhiculent et par leur intermédiaire, l’idéologie qu’elles distillent.

Réfléchir à la question de l’art et de la production culturelle dans une société post-capitaliste nous invite à identifier et remettre en question les modes de privatisation et d’appropriation actuels tel que la SACEM, la propriété intellectuelle telle qu’elle existe aujourd’hui et mettre en lumière les « déjà-là » qui proposent et mettent en œuvres des alternatives (Artothèque, auto- édition, licences libres, financement participatif…).

 

Pistes de réflexions et de travail

Idéologies et représentations de l’art : Nous avons à cœur de déconstruire les fantasmes de l’idéologie dominante quant à l’art et aux artistes (notamment la question du « talent » et du « génie »), considérant qu’un.e artiste n’est pas « en dehors » de la société mais pleinement dedans, traversé.e par les aliénations et les contradictions de celle-ci.

De même qu’une œuvre n’est jamais l’oeuvre d’UN individu mais d’une multitude (les artistes qui ont influencé l’auteur.e, les personnes qui, à un moment ou un autre, ont rendu possible la réalisation de l’œuvre, celles qui ont influencé l’auteur. e dans sa trajectoire, etc…); c’est pourquoi nous combattrons le principe idéologique de « propriété intellectuelle ». Une œuvre d’art ne peut appartenir à une seule personne car elle ne provient pas seulement d’un individu, mais aussi en partie de la société.

Nous avons déjà identifié plusieurs pistes de travail pour notre collectif :

Recensement des « déjà là » : réseau salariat de Bernard Friot, mécenat global de Francis muguet, arthothèque, licence libre, financement participatif, auto-édition…

  • Réalisation d’un diagnostic du secteurs artistique et culturel.

  • Accès à l’art : (en tant qu’auteur.e mais aussi en tant que spectateur.trice, lecteur.trice, etc…), Développer l’art comme facteur d’émancipation individuel et collectif, pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs, « congé artistique ».
  • Modèles économiques, modes de rémunérations et statuts juridiques des artistes : Le travail de ‘Réseau et salariat’ sur les cotisations sociales, nouvelles modalités de groupement d’artistes, lieux de mutualisation (outils, matériel, compétences…), et expérimentations de nouveaux modèles économiques.

  • Marché de l’art: modes diffusion des œuvres par les acteurs publics et privés, spéculation sur les œuvres, système de cotations…L’art et l’artiste dans la société: Nous ne pouvons réfléchir notre rapport à l’art (son rôle dans la société et sa potentielle portée critique et subversive) sans réfléchir à la place des artistes et à leurs conditions d’exercices et de diffusion : Comment un.e artiste est-il reconnu comme tel par la société? Quelle est la limite entre amateur.e et professionnel.le ? Par exemple, peut- on considérer que seul.e.s celles/ceux qui « vivent » grâce aux revenus provenant de leur production artistique sont des artistes ?

COLLECTIF "DÉMOCRATIE "

Dans notre société capitaliste, lorsqu’on évoque la démocratie, il y a le discours dominant : « la démocratie c’est le pouvoir du peuple ». Et puis, il y a le fonctionnement réel de la démocratie représentative en tant que régime politique. La politique érigée en domaine autonome et séparé des autres activités sociales. L’activité politique et le pouvoir qui s’y rattache monopolisés par des professionnels de la politiques. L’intervention politique des citoyen.ne.s réduite au choix de représentant.es qui font ce qu’elles ou ils veulent entre deux élections. Des institutions et des règles du jeu politiques qui organisent l’inégalité des dispositions et des compétences politiques et qui confortent les dominations économiques, sociétales, culturelles et genrées en les redoublant sur le plan politique.

La vérité « démocratique » de notre société capitaliste, c’est donc la limitation et la captation du pouvoir de la majorité de citoyen.nes. Et la façon dont les choses évoluent ces dernières années renforce cette caractéristique. Les institutions représentatives perdent leur autonomie et sont de plus en plus inféodées à un pouvoir économique financiarisé et transnational. Face aux contestations populaires croissantes, l’État répond de manière grandissante par la violence et la restriction des libertés civiques et politiques.

Pour contrer cette privation de pouvoir et redonner à la démocratie sa puissance émancipatrice, n’est-il pas urgent de la redéfinir comme un mode d’activité visant la conduite commune de la société par l’ensemble de citoyen.es ? Dès lors n’est-il pas nécessaire que la démocratie déborde du seul champ politique pour concerner toutes les dimensions de la société : le travail, la vie économique, l’organisation des villes et des territoires, la gestion de nos écosystèmes et s’applique à inclure toute la diversité humaine ? N’est-ce pas urgent de déprofessionnaliser la politique pour généraliser l’intervention et la participation politique des citoyen.es ? N’est-ce pas déterminant que l’activité démocratique comme intervention directe des citoyen.es dans tous les domaines de la vie sociale se prolonge par une pratique inclusive de la représentation, c’est à dire par la capacité réelle d’intervenir dans les processus de décisions qui président aux destinées générales de nos sociétés ?
C’est l’ensemble de ces interrogations que nous souhaitons prendre en charge et traduire en initiatives concrètes, pour que la démocratie se libère de ses entraves capitalistes en devenant cette activité sans fin de conduite commune de la société par l’ensemble de citoyen.es associé.es.

 

COLLECTIF "ECONOMIE SANS ACTIONNAIRES"

Une caractéristique de la lutte de classes est le partage de la valeur ajoutée entre les salarié.es, les propriétaires et les organismes publics. Celle-ci est fondamentale pour les propriétaires dans la mesure où la valeur de l’entreprise est principalement déterminée par les estimations de dividendes futurs : si la situation politique et sociale interdit toute perspective de profits et donc de dividendes, alors la valeur de l’entreprise est réduite à néant.

Dans de telles conditions, les salarié.es seront amené.es à se substituer aux actionnaires dans la conduite de l’entreprise, non pas en tant que nouveaux propriétaires mais en tant qu’usagers des moyens de production de celle-ci. Comment leur pouvoir pourra-t-il s’exercer ? Quelle place pour les usagers de l’entreprise ? Comment financer l’entreprise en l’absence d’actionnaires ? Si nous tournons définitivement le dos à l’étatisation, quelle peut être la place de la nationalisation ? Comment coordonner les entreprises entre elles ?

 

COLLECTIF "MÉDICAMENT/SANTÉ"

La recherche et la production pharmaceutique sont un des chaînons de la politique de santé.
Nous voudrions que la rupture avec la marchandisation de la santé devienne une exigence largement partagée.
Le médicament, bien commun universel pose d’emblée en termes planétaires la question de l’appropriation, de la maîtrise sociale et publique.
Pour le médicament sortir du marché, implique de sortir de la toile d’araignée construite au service du capital pour une visée de reconstruction aux services des besoins humains, environnementaux.
Cela exige :
– de se libérer des logiques de rentabilité de Big Pharma, dévastatrices dans ses recherches absentes, concentrées sur les axes thérapeutiques jugées les plus rentables. Et cela avec l’argent public et la mise au pas de la recherche publique.
– de se libérer du pouvoir des brevets qui permet la dictature du marché , les concurrences, refuser que les connaissances, leurs implications, particulièrement celles liées à la santé, à la vie, à l’humain soient privatisées,
– De viser en permanence les vrais besoins, toutes les maladies dont les maladies « négligées » qui font des ravages en France et dans le monde. En s’inscrivant dans la situation actuelle, avec la pandémie du coronavirus
– De repenser l’OMS, la recherche fondamentale et appliquée, l’exigence et l’envie de coopérations
Comment s’attaquer à la mondialisation capitaliste, avec l’éclatement des chaînes de production, sa stratégie de flux tendu avec les ruptures de stocks qui se multiplient, la priorité aux pays où les médicaments sont vendus aux prix les plus élevés, les normes sanitaires déficientes, voire criminelles (scandale du médiator …;),
Alors que la dimension multinationale, voire transnationale de ces groupes où dans la plupart des cas ce sont les fonds de pension et d’investissement qui imposent le taux de rentabilité, quelle réponse apportée: Nationalisation, appropriation sociale, socialisation… Est-ce viable sans envisager d’emblée des coopérations, entre chercheurs, entre pays, avec quel rôle nouveau pour l’OMS
Comment construire un rapport de force social et politique avec les salariés, les chercheurs, les associations de malades, le monde de la santé, les citoyens en travaillant tous les espaces, de l’entreprise aux quartiers, villages…pour conquérir le pouvoir de décider afin de répondre aux besoins des populations sans pour autant assujettir la recherche aux impératifs de l’immédiateté rentables.